Le rhum et La Réunion
Une histoire intimement liée
L’aventure vous conduit dans un espace pédagogique offrant au visiteur un regard croisé entre une île, des hommes et une production. Un parcours chronologique, largement illustré par des documents d’archives, des objets patrimoniaux, des commentaires de réunionnais…, vous invite à vivre l’histoire de l’île du début de son peuplement à aujourd’hui.
Par ses différentes approches qui tissent le lien entre l’histoire, la culture, les techniques, l’industrie et la dimension sensorielle du rhum, la Saga du Rhum a pour ambition de promouvoir l’histoire de La Réunion à travers une production traditionnelle antérieure à celle du sucre : le rhum.
L’espace se prête également aux visites plus rapides grâce à son parcours synthétique, reprenant les moments forts de l’histoire du rhum réunionnais.
Quelques repères historiques :
1665 : Colonisation définitive de l’île Bourbon -
Utilisation du jus de canne pour la fabrication d’un alcool, le fangourin.
1704 : Premiers alambics à la Réunion
_Début 19e siècle : le rhum a droit de cité en France. On en consomme dans les cafés.
1815 : Création de la 1er distillerie moderne par Charles Panon-Desbassyns et début de l’industrie sucrière. L’industrie du sucre va mobiliser toutes les cannes disponibles. La production d’arack ne se fait plus pratiquement qu’à partir de résidus de la fabrication du sucre.
1832 : arrivée de Charles ISAUTIER à l’île de la Réunion
1842 : 12 sucreries et 6 guildiveries à la Réunion
1845 : Charles ISAUTIER rachète la sucrerie de CHATEAUVIEUX et crée la distillerie ISAUTIER.
1848 : abolition de l’esclavage
1865 : Décès de Charles ISAUTIER et reprise des affaires par sa veuve Antoinette ORREE qui donne une dimension internationale au rhum de la famille
1914 – 1918 : première guerre mondiale : essor des rhums des colonies. On assiste alors à une course à la production : utilisation des rhums pour la fabrication d’explosifs, usages hospitaliers et pharmaceutiques. Grande consommation des troupes également.
1922 : Etablissement des contingentements réglementant les exportations de rhums coloniaux vers les marchés métropolitains.
1928 : 31 distilleries à la Réunion dont 16 indépendantes des sucreries.
1939 – 1945 : la France occupée ne peut plus recevoir de rhums d’outre-mer. Blocus quasi complet de la Réunion.
La Réunion ne compte plus qu’une distillerie et 14 sucreries-distilleries à la fin de la guerre.
1940 : Il ne reste qu’une seule distillerie indépendante : celle de la famille Isautier
1946 : Départementalisation
1972 : Création du GIE (Groupement d’Intérêt Economique) : Organisation du marché, commercialisation de la production de rhums traditionnels des 3 distilleries sous l’appellation Charrette.
1988 : Mise en vente de la pile plate (petite flasque de 20cl) Charrette pour stopper la vente au détail dans les petits commerces.
2006 : Afin de lutter contre l’alcoolisme, le degré d’alcool de la pile plate est réduit à 40° (au lieu de 49 auparavant)
2009 : Trois distilleries en activité à la Réunion : Savanna, Rivière du Mât et Isautier